[Avant-première] Solbrud : vidéo live

(c) Naya Buch

Constitué d’anciens membres du groupe death metal danois Sulphurous, Solbrud est resté relativement discret jusqu’à maintenant malgré trois albums (dont le dernier date de 2017) d’un post-black-metal froid et épique, aux morceaux bien souvent à rallonge et hurlé dans sa langue natale. En novembre 2019 à Copenhague, le quatuor a enregistré deux concerts, mais dans un cadre assez particulier : un ancien château d’eau, plein de recoins sombres et doté d’un écho dantesque. En avant-première, new Noise vous propose l’intégralité en vidéo de cette prestation glacée et glaciale ainsi qu’une interview express de leur guitariste Adrian.

Vous pouvez précommander le CD/DVD qui sortira chez Eisenwald le 26 mars ICI.

Voilà quatre ans que vous n’avez rien sorti de neuf… Alors pourquoi revenir avec un album live ?
Adrian :
On aime prendre notre temps pour composer et plus on vieillit plus nous sommes lents ! Cet album live s’est avéré être un bon moyen de retravailler de vieux titres tout en testant de nouvelles idées avec en prime le type d’énergie que tu ne peux dégager qu’en concert. Après, même si le processus d’enregistrement en lui-même n’a duré que le temps des deux concerts, toute la postproduction avec le montage vidéo et autres s’est avérée, à l’inverse, un peu plus longue que prévu.

Qui en a eu l’idée ?
C’est nous, après nous être rendus compte qu’avec les propriétés acoustiques uniques du château d’eau de Brønshøj, et le fait que nous ayons deux concerts d’affilée sur place de prévus, l’occasion était trop belle. Surtout qu’avec deux shows, on a pu se permettre de choisir à chaque fois la meilleure prise.

Qui a choisi ce lieu inhabituel ? Et quels en étaient les avantages et les inconvénients ?
C’est notre agent en Scandinavie, Anders Wind, qui nous l’a suggéré. Alors pour être franc, au début, nous pensions qu’une pièce avec un écho de quinze secondes n’était pas exactement le meilleur endroit pour donner un concert, encore moins pour enregistrer un album live. Mais une fois sur place, on s’est rendu compte de l’atmosphère unique qui s’en dégageait. Nous n’avions prévu  qu’un seul concert à la base mais avant même que nous ayons eu le temps de coller la moindre affiche, il affichait déjà complet. On en a donc organisé un second le jour suivant. Pour ce qui est des contraintes, disons que nous avions oublié un léger détail : en novembre, il faisait environ quatre degrés là-bas !  Pour des raisons évidentes, une tour comme celle-ci n’est pas chauffée… On a passé un week-end à tout préparer, on a eu très froid ! Les guitares étaient glaciales au toucher et je peux te garantir qu’il est vraiment difficile de jouer avec les doigts congelés. Par contre, alors qu’on s’attendait à avoir de gros problèmes avec le son, au contraire, la réverbération a servi de toile de fond énorme. D’ailleurs, alors que nous étions statiques au centre, le public, lui, avait la possibilité de se déplacer autour de nous, modifiant ainsi sans le vouloir le paysage sonore, augmentant considérablement la réverbération de l’intérieur de la tour.

Combien de personnes ont assisté à l’événement?
Il n’y avait que 140 billets en vente pour chaque soir. Avec nous en plus et nos techniciens, 150 personnes par concert environ.

La vidéo peut-elle être considérée comme une sorte de ‘best-of live”, une bonne façon pour les néophytes de vous découvrir ?
On peut dire ça. Nous avons choisi les morceaux de nos trois albums les mieux adaptés à cet environnement ainsi qu’un nouveau, pas encore enregistré. Le résultat est assez intéressant car en studio nous sonnons assez différemment.

Que veut dire exactement Levende I Brønshøj Vandtårn ?
Tout simplement Live In Brønshøj Water Tower, en sachant qu’en Danois, le mot ‘levende’ signifie également ‘vivant’.

Propos recueillis par Olivier “Zoltar” Badin

www.solbrud.com